Extrait de l'article de presse.
On ne sera pas aussi louangeux pour les cordes vocales de la seconde Anglaise à l'affiche. Mais le joli brin de voix de Kim Wilde a eu au moins le mérite de ne pas se prendre pour Callas et de doser savamment ses limites dans un registre de variétés un peu sucré, certes, mais plus que doux à l'oreille. Ça rythme efficacement : « Kids in America », « Chequéréd Love » ou « Another Step », refrains hautement estimables. Mais avouons notre faiblesse pour le look de Kim Wilde, pour ses exquises rondeurs en haut et en bas (rien à voir avec les proéminences ventrues d'un Oscar du même nom). Miss Wilde, sanglée dans un long tee-shirt noir moulant comme un gant,est assurément la demoiselle la plus sagement sexy qu'on ait vu se trémousser sur scène. Avec une énergie, une santé épatantes et cette aura de sympathie qui danse autour de ses hanches lestes et son très beau visage, tout en fausse blondeur, «à la Marilyn». Kim Wilde, on ne peut pas tromper son monde ici, à La Courneuve, est une grande « pro» qui a offert son maximum, samedi soir. Message reçu cinq sur cinq dans un public aux anges. Et tant pis pour ces messieurs qui ont abandonné la partie avant le finale, évanouis de chaleur ou d'émoi devant les jambes de Kim Wilde, qu'elle a pourtant,à mon gout, un peu fortes.